ssiap3 en industrie : comment le chef de service sécurité incendie devient un pilier de la maîtrise des risques, de la continuité d’activité et du dialogue avec la production.
Ssiap3 : le rôle clé du chef de service sécurité incendie en environnement industriel

Comprendre le ssiap3 dans un contexte industriel

Positionner le SSIAP 3 dans l’écosystème industriel

En environnement industriel, le chef de service sécurité incendie SSIAP 3 ne se limite pas à la surveillance d’un hall ou d’un simple ERP. Il intervient dans un écosystème complexe où se croisent production, maintenance, logistique, sous traitants et parfois installations classées. Le service sécurité incendie doit composer avec des procédés spécifiques, des produits dangereux, des zones ATEX, des stockages en hauteur et des flux de personnes très variables.

Le SSIAP a été historiquement pensé pour les ERP et IGH, mais le SSIAP 3 trouve toute sa pertinence en industrie dès lors que l’on adapte l’organisation aux risques réels du site. Le chef de service devient alors un véritable analyste de la gestion des risques, en lien étroit avec la production et le HSE, et pas seulement un garant de la réglementation incendie.

Spécificités des risques incendie en site industriel

Les sites industriels cumulent souvent plusieurs types de risques : incendie de process, départ de feu sur machines, feux de liquides inflammables, feux de solides en stockage, risques électriques, voire risques d’explosion. Le chef SSIAP doit donc disposer de connaissances et compétences qui dépassent le cadre d’un simple bâtiment tertiaire.

  • Présence de produits chimiques ou inflammables en quantité significative
  • Installations de production en fonctionnement quasi permanente
  • Coactivité entre salariés, intérimaires, prestataires et visiteurs
  • Zones difficiles d’accès pour les secours internes et externes
  • Impact potentiel sur la continuité d’activité et l’environnement

Dans ce contexte, la sécurité incendie ne peut pas être gérée uniquement par la conformité documentaire. Le chef de service sécurité incendie doit articuler incendie assistance à la production, analyse de scénarios et préparation opérationnelle. L’article dédié à la gestion des risques incendie avec les RIA en industrie illustre bien cette logique de réponse technique adaptée aux contraintes du terrain.

Du diplôme SSIAP 3 à la compétence opérationnelle en industrie

Le diplôme SSIAP de chef de service (souvent appelé SSIAP diplôme ou diplôme chef) constitue un socle indispensable. La formation SSIAP de niveau 3 apporte la maîtrise de la réglementation incendie, de l’organisation d’un service sécurité et de la gestion d’équipe. Elle est généralement éligible CPF, ce qui facilite la montée en compétence des profils internes souhaitant évoluer vers un assistance niveau managérial.

Pour un site industriel, ce socle doit être complété par :

  • Une formation SSIAP orientée vers les procédés industriels et les risques spécifiques
  • Des modules de certification habilitation adaptés (électrique, ATEX, chimique, etc.)
  • Un travail étroit avec le HSE pour intégrer la gestion risques globale du site

Le recyclage SSIAP et la mise à jour régulière des connaissances compétences sont essentiels pour maintenir un SSIAP niveau 3 réellement opérationnel. Un recyclage SSIAP bien construit permet de transformer la simple obligation réglementaire en véritable levier d’amélioration continue.

Organisation du service sécurité incendie en environnement industriel

Sur un site de production, le SSIAP service doit être pensé comme un partenaire de la performance industrielle. Le chef SSIAP pilote une équipe qui assure à la fois la sécurité, l’assistance SSIAP aux opérations et la préparation à la crise. La présence d’un service sécurité incendie structuré permet de :

  • Assurer une assistance aux arrêts techniques et travaux à risque
  • Accompagner la maintenance dans la maîtrise des risques liés aux interventions
  • Contribuer à la rédaction et à la mise à jour des procédures de sécurité incendie
  • Former et sensibiliser les équipes de production aux bons réflexes

Cette organisation sera ensuite ajustée pour coller au rythme de la production, aux horaires décalés, aux pics d’activité et aux contraintes budgétaires. C’est là que le rôle du chef de service prend toute sa dimension stratégique, en lien avec la direction et le HSE.

Cadre réglementaire et articulation avec ERP / IGH

Beaucoup de sites industriels combinent bâtiments de production, zones logistiques et bâtiments classés ERP ou IGH (bureaux, accueil visiteurs, centre de formation, etc.). Le chef de service sécurité incendie doit donc maîtriser à la fois la réglementation incendie applicable aux ERP IGH et les exigences spécifiques liées aux installations industrielles, parfois encadrées par d’autres textes (installations classées, code du travail, prescriptions assureurs).

Les textes de référence sont notamment :

  • Le règlement de sécurité contre l’incendie relatif aux ERP et IGH (Ministère de l’Intérieur)
  • Le code du travail pour la prévention des risques professionnels
  • Les prescriptions des arrêtés préfectoraux pour les sites classés

Les informations détaillées sur ces textes sont disponibles sur les sites officiels de l’administration française, en particulier Légifrance et les portails des ministères en charge de l’Intérieur et du Travail. Le rôle du chef de service est de traduire ces exigences en mesures concrètes, adaptées au terrain, puis de les faire vivre au quotidien avec les équipes.

Vers une approche intégrée de la sécurité incendie

Comprendre le SSIAP 3 en contexte industriel, c’est donc accepter que le diplôme SSIAP ne soit qu’un point de départ. La valeur ajoutée du chef de service sécurité incendie repose sur sa capacité à :

  • Lire les risques réels du site et les prioriser
  • Adapter l’organisation du service sécurité aux contraintes de production
  • Travailler en réseau avec la maintenance, le HSE et la direction

Les sections suivantes approfondiront cette logique d’adaptation, de gestion risques avancée, de coordination inter services et de valorisation de la fonction auprès de la direction et des équipes.

Adapter l’organisation ssiap3 aux réalités de la production

Structurer le service sécurité incendie autour des contraintes de production

En environnement industriel, le service securite ne peut pas être calqué sur un modèle d’ERP ou d’IGH classique. Le chef service sécurité incendie titulaire d’un diplome ssiap doit adapter l’organisation à la réalité des ateliers, des lignes automatisées, des stockages et des flux logistiques.

Concrètement, cela signifie articuler la présence du ssiap service avec les temps forts de la production, les opérations de maintenance et les périodes de sous activité. La securite incendie doit rester permanente, mais les moyens humains et techniques peuvent être modulés de façon intelligente, sans jamais dégrader le niveau de protection.

Dans ce contexte, le chef ssiap devient un véritable chef d’orchestre : il pilote l’implantation des rondes, la gestion des alarmes, l’interface avec la maintenance et le HSE, tout en veillant au respect de la reglementation incendie applicable aux sites industriels, parfois classés type ERP ou IGH pour certaines zones administratives ou de réception.

Adapter les moyens humains : postes, rondes et astreintes

Le dimensionnement des équipes ne peut pas se limiter aux grilles théoriques. Le chef de service securite incendie doit s’appuyer sur une analyse fine des risques et de la gestion risques du site pour définir :

  • Les postes fixes indispensables (PC sécurité, accès sensibles, zones ATEX, stockages de produits dangereux)
  • Les rondes ciblées sur les zones à forte variabilité de risque (changements de production, travaux, sous traitants)
  • Les astreintes ou renforts en fonction des campagnes de production, des arrêts techniques ou des essais incendie

Cette organisation doit être formalisée dans des consignes claires, intégrant les spécificités industrielles : coupures d’énergie, arrêts d’urgence, consignations, procédures de mise en sécurité des machines. Le chef ssiap veille à ce que chaque agent dispose des connaissances competences nécessaires pour intervenir sans mettre en danger la production ni la sécurité des personnes.

Intégrer la sécurité incendie dans les flux industriels

Les flux de matières, de chariots, de piétons et de produits finis créent des scénarios de securite incendie très différents de ceux d’un ERP igh classique. L’organisation ssiap doit donc être pensée en cohérence avec la logistique interne, les quais, les zones de chargement et les circulations.

Le chef service sécurité incendie travaille avec la logistique et la maintenance pour :

  • Définir des cheminements d’évacuation réellement praticables, y compris en période de forte activité
  • Limiter les stockages sauvages dans les dégagements et à proximité des issues de secours
  • Adapter la signalisation et les plans d’intervention aux réalités du terrain
  • Vérifier la compatibilité entre les flux de chariots et les dispositifs de protection (portes coupe feu, RIA, colonnes sèches)

La sécurisation des circulations et des zones en hauteur passe aussi par des dispositifs physiques adaptés. Sur ce point, l’installation de garde corps industriels pour sécuriser les installations contribue directement à réduire les risques de chute, à protéger les cheminements d’évacuation et à fiabiliser les accès pour les équipes d’incendie assistance.

Aligner les compétences SSIAP sur les besoins du site

Dans l’industrie, le simple fait de disposer d’un ssiap diplome ne suffit pas. Le chef service doit s’assurer que le ssiap niveau de chaque agent est réellement adapté aux risques du site et aux missions confiées.

La formation ssiap initiale, qu’il s’agisse du diplome ssiap de base ou du diplome chef de chef ssiap, doit être complétée par :

  • Des modules spécifiques sur les procédés industriels, les produits dangereux, les atmosphères explosives
  • Des exercices pratiques en conditions réelles de production
  • Une formation régulière aux procédures internes de gestion risques et de gestion de crise

Les dispositifs de recyclage ssiap et de certification ou certification habilitation doivent être planifiés en tenant compte des contraintes de production, tout en respectant les exigences réglementaires. Lorsque la formation ssiap ou le recyclage est eligible cpf, le chef service peut s’appuyer sur ce levier pour maintenir un haut niveau de compétence sans alourdir excessivement le budget formation.

Mettre en place une assistance opérationnelle adaptée

Le rôle du chef de service securite incendie ne se limite pas à la supervision. Il doit organiser une véritable assistance ssiap aux équipes de production et de maintenance, avec un dispositif d’assistance niveau progressif selon la gravité des situations.

Cette assistance repose sur plusieurs piliers :

  • Une présence permanente au PC sécurité pour la réception et le traitement des alarmes
  • Des procédures d’incendie assistance claires pour les opérateurs (qui appeler, comment réagir, quelles premières actions réaliser en sécurité)
  • Une coordination étroite avec les équipes HSE et maintenance pour les interventions techniques sensibles
  • Une capitalisation systématique des retours d’expérience pour faire évoluer l’organisation ssiap service

En structurant ainsi l’organisation, le chef ssiap renforce la crédibilité du service securite auprès de la direction et des équipes, et prépare le terrain pour une approche plus globale de la gestion risques et de la conformité, qui sera approfondie dans la suite de l’article.

Ssiap3 et analyse des risques : aller au-delà de la simple conformité

Structurer une véritable démarche de gestion des risques

En environnement industriel, le rôle du chef de service sécurité incendie ne peut pas se limiter à vérifier des extincteurs ou à tenir un registre. Avec un diplôme SSIAP niveau 3, il devient un acteur central de la gestion des risques, au même titre que la maintenance ou le HSE. La réglementation incendie impose un socle, mais la réalité des procédés, des produits et des flux logistiques oblige à aller bien au-delà.

Pour un facility manager, l’enjeu est de s’appuyer sur ce ssiap chef pour structurer une démarche de gestion risques cohérente, intégrée au fonctionnement du site, et pas seulement au service securite. Cela suppose de croiser les exigences de la reglementation incendie avec les contraintes de production, de qualité et de continuité d’activité.

Cartographier les risques spécifiques : au delà des grilles standard

La première étape consiste à établir une cartographie fine des risques incendie, adaptée au type d’installation : ateliers, stockages, locaux techniques, zones ATEX, bâtiments de type ERP ou IGH sur site industriel, etc. Les référentiels SSIAP et les guides de certification habilitation donnent un cadre, mais ils ne remplacent pas l’analyse terrain.

Le chef service sécurité incendie doit notamment :

  • Identifier les scénarios d’incendie réalistes par zone (origine électrique, process, manutention, travaux par point chaud, etc.)
  • Prendre en compte les spécificités des bâtiments de type ERP IGH éventuellement présents sur le site (bureaux, accueil visiteurs, centre de formation, showroom)
  • Intégrer les risques liés aux sous traitants et aux opérations de maintenance lourde
  • Analyser les impacts potentiels sur la production, l’environnement et l’image de l’entreprise

Cette cartographie doit être partagée avec la direction, le HSE et la maintenance, et mise à jour de façon permanente dès qu’un changement significatif intervient : nouvelle ligne, modification de process, extension de bâtiment, changement de stockage. C’est là que le service securite incendie devient une assistance niveau stratégique, et non plus seulement opérationnelle.

Exploiter les données de terrain pour ajuster la prévention

Un ssiap service mature ne se contente pas de consigner les événements ; il les analyse. Le chef, titulaire d’un diplome ssiap adapté, doit structurer un retour d’expérience régulier sur tous les incidents liés à la securite incendie : départs de feu, déclenchements intempestifs, défauts de désenfumage, non conformités relevées lors des rondes.

Pour un facility manager, l’intérêt est double :

  • Orienter les investissements (détection, extinction automatique, compartimentage) vers les zones réellement critiques
  • Ajuster les procédures et la formation ssiap en fonction des comportements observés sur le terrain

Cette approche par les données renforce la crédibilité du chef service auprès de la direction, car elle permet de justifier les budgets par des faits et non par de simples obligations réglementaires. Elle s’inscrit aussi dans une logique plus large d’optimisation des installations industrielles, au même titre que les démarches d’optimisation de la production en environnement ISO décrites dans l’optimisation de la production en environnement ISO pour les facility managers.

Aligner formation, habilitation et recyclage sur les risques réels

La formation ssiap, qu’il s’agisse du diplome chef de service ou des niveaux opérationnels, ne doit pas être vue comme une simple formalité pour être eligible cpf ou obtenir une certification. En contexte industriel, le contenu doit être aligné sur les risques identifiés et sur le type d’établissement (ERP, IGH, site Seveso, entrepôt logistique, etc.).

Le chef ssiap diplome peut proposer au facility manager :

  • Des sessions de formation interne ciblées sur les scénarios les plus probables du site
  • Un plan de recyclage ssiap qui ne se limite pas aux exigences minimales, mais intègre des exercices pratiques en conditions proches du réel
  • Une articulation claire entre formation ssiap, habilitation interne et procédures HSE

Les dispositifs de financement comme l’eligible cpf peuvent être mobilisés pour renforcer les connaissances competences des équipes, notamment pour les postes clés du service securite. L’objectif est que chaque acteur, du ssiap niveau 1 au chef service, comprenne précisément les risques de son périmètre et sache comment réagir.

Intégrer la sécurité incendie dans les décisions d’ingénierie

Enfin, aller au delà de la simple conformité signifie intégrer la securite incendie dès la conception ou la modification des installations. Le chef service sécurité incendie doit être associé aux projets d’ingénierie, aux revues de conception et aux arbitrages d’implantation.

Concrètement, cela implique :

  • De vérifier l’adéquation entre les systèmes de detection et d’extinction et les risques réels (type de produits, hauteurs de stockage, ventilation)
  • D’anticiper les impacts sur les cheminements d’évacuation, les issues de secours et les zones de regroupement
  • De s’assurer que les choix techniques restent compatibles avec la reglementation incendie applicable aux ERP IGH présents sur le site

Dans cette logique, le service securite incendie n’est plus un simple centre de coût, mais une assistance ssiap à forte valeur ajoutée pour la direction industrielle. Le diplome chef et la certification habilitation associée deviennent des leviers pour sécuriser les investissements, réduire les arrêts non planifiés et renforcer la résilience globale du site.

Coordination ssiap3, maintenance et HSE : sortir du travail en silos

Mettre le ssiap3 au cœur de la boucle technique et HSE

Dans un site industriel, le chef de service sécurité incendie ssiap3 ne peut pas travailler isolément. La sécurité incendie, la maintenance et le HSE poursuivent le même objectif : réduire les risques et garantir la continuité de la production. Pourtant, dans beaucoup d’usines, ces trois fonctions restent encore trop souvent en silos.

Le ssiap3 doit être identifié comme un chef de projet sécurité incendie, capable de parler à la fois le langage technique des équipes de maintenance et celui de la prévention HSE. Son rôle ne se limite pas à la surveillance permanente des installations ou à la gestion du service sécurité ; il doit aussi structurer les échanges et les décisions autour des risques incendie.

Concrètement, cela suppose que le ssiap chef participe systématiquement :

  • aux revues de gestion des risques pilotées par le HSE ;
  • aux réunions de planification de la maintenance préventive et corrective ;
  • aux arbitrages budgétaires concernant les équipements de sécurité incendie et les travaux.

Organiser des rituels communs entre ssiap, maintenance et HSE

Pour sortir du travail en silos, il est utile de mettre en place des rituels simples, mais réguliers. Le chef service sécurité incendie peut proposer un calendrier partagé, avec des points courts et structurés, centrés sur la gestion des risques et la conformité à la réglementation incendie.

Quelques exemples de rituels efficaces :

  • Réunion mensuelle sécurité incendie / maintenance / HSE : revue des incidents, des presque accidents, des anomalies relevées par le service sécurité et par la maintenance, suivi des actions correctives.
  • Point hebdomadaire rapide entre le ssiap service et la maintenance : priorisation des interventions sur les systèmes de détection, d’extinction, les issues de secours, les dispositifs de compartimentage.
  • Revues annuelles des installations critiques avec le HSE : mise à jour de l’analyse des risques, vérification de l’adéquation entre les moyens de sécurité incendie et l’évolution des procédés industriels.

Dans ces échanges, le ssiap3 apporte ses connaissances et compétences issues de la formation ssiap et de son expérience de terrain, tandis que la maintenance apporte sa vision technique détaillée des équipements, et le HSE son approche globale de la gestion risques.

Aligner les plans de maintenance avec les exigences de sécurité incendie

Un point de friction fréquent entre service sécurité et maintenance concerne la priorisation des interventions. Pour le chef ssiap, un défaut sur un système de sécurité incendie est critique ; pour la maintenance, il se retrouve parfois en concurrence avec d’autres urgences de production.

Le ssiap3 a donc intérêt à formaliser, avec la maintenance et le HSE, une grille de criticité partagée qui tienne compte :

  • du type d’installation (détection, alarme, désenfumage, extinction automatique, issues de secours, éclairage de sécurité) ;
  • de la zone concernée (stockage de produits dangereux, atelier à forte charge calorifique, locaux techniques, bureaux) ;
  • du niveau de risque incendie identifié dans l’analyse des risques ;
  • des exigences de la réglementation incendie, notamment pour les bâtiments classés erp ou igh sur le site.

Cette approche permet de lier clairement gestion risques et plan de maintenance, et d’éviter que des équipements essentiels restent indisponibles trop longtemps. Le chef de service sécurité incendie peut également proposer des indicateurs simples, suivis en commun :

  • taux de disponibilité des systèmes de sécurité incendie ;
  • délai moyen de remise en service après panne ;
  • nombre d’écarts critiques relevés lors des rondes ssiap ou des audits HSE.

Structurer les compétences et les habilitations autour du ssiap3

La coordination efficace passe aussi par la gestion des compétences. Le ssiap3, titulaire d’un diplôme ssiap de niveau 3, doit être en mesure d’identifier les besoins en formation ssiap et en certification habilitation pour les agents du service sécurité, mais aussi pour certains techniciens de maintenance et référents HSE.

Dans un environnement industriel, il est pertinent de cartographier les profils suivants :

  • agents du service sécurité incendie titulaires d’un ssiap diplôme adapté au poste (ssiap niveau 1 ou 2) ;
  • techniciens de maintenance ayant une habilitation spécifique pour intervenir sur les systèmes de sécurité incendie ;
  • référents HSE formés aux bases de la sécurité incendie et capables de relayer les messages du chef service sur le terrain.

Le chef ssiap peut s’appuyer sur les dispositifs de formation ssiap, de recyclage ssiap et de remise à niveau, en veillant à ce que les sessions soient planifiées sans perturber la production. Lorsque les parcours sont éligibles cpf, cela facilite souvent l’adhésion des salariés, qui y voient un investissement dans leur propre évolution professionnelle.

Il est également utile de formaliser les rôles d’assistance ssiap et d’assistance niveau 2 ou 3 pour les situations techniques complexes : par exemple, un binôme chef de service sécurité incendie / responsable maintenance pour les décisions engageant fortement la disponibilité des installations.

Intégrer le ssiap3 dans les projets et modifications d’installations

Enfin, la coordination ne doit pas se limiter à l’exploitation courante. Le ssiap3 doit être intégré en amont dans les projets de modification d’installations, d’extension de bâtiments ou de changement de procédé. C’est à ce moment que l’on peut le mieux anticiper les impacts sur la sécurité incendie et éviter des surcoûts ultérieurs.

Le chef de service sécurité incendie peut ainsi :

  • analyser, avec le HSE, les nouveaux risques générés par le projet ;
  • vérifier la conformité aux exigences applicables (erp igh le cas échéant, règles d’assureurs, réglementation incendie spécifique à l’activité) ;
  • proposer des solutions techniques réalistes, en lien avec la maintenance, pour garantir la sécurité tout en restant compatibles avec les contraintes de production.

Cette approche renforce la crédibilité du ssiap3 auprès de la direction et des équipes techniques. Le diplôme chef de service sécurité incendie n’est alors plus perçu comme une simple exigence réglementaire, mais comme un véritable levier de performance globale pour le site industriel.

Ssiap3 et gestion de crise : préparer le site industriel au pire scénario raisonnable

Structurer une organisation de crise réaliste et opérationnelle

En environnement industriel, le chef de service sécurité incendie ssiap3 ne peut pas se limiter à la seule alarme incendie. La gestion de crise doit intégrer les scénarios de fuite de produits, d’explosion, de panne énergétique majeure ou de défaillance de systèmes critiques. L’objectif est de disposer d’une organisation de securite incendie permanente, claire et testée.

Concrètement, cela implique de définir une chaîne de commandement lisible entre le service securite, la production, la maintenance et le HSE. Le ssiap chef doit être identifié comme le référent opérationnel pour tout ce qui touche à l’incendie assistance et à la gestion des premiers instants de la crise, avant la prise en main par les secours externes.

Dans ce cadre, le chef service sécurité incendie s’appuie sur ses connaissances competences acquises en formation ssiap et sur son diplome ssiap pour adapter les procédures aux spécificités du site : type de process, stockage, présence d’ERP ou d’IGH sur le périmètre, contraintes ATEX, etc.

Élaborer des scénarios de crise adaptés aux risques industriels

La gestion de crise crédible commence par une analyse fine des risques. Le ssiap3 doit croiser les données de la gestion risques HSE, les retours d’expérience internes et les exigences de la reglementation incendie pour construire des scénarios réalistes. On ne prépare pas un site chimique, un atelier de métallurgie ou un entrepôt logistique de la même façon.

Pour chaque scénario, le ssiap service définit :

  • Les signaux faibles et les déclencheurs d’alerte
  • Les actions immédiates du service securite et des équipes de production
  • Les moyens de lutte contre l’incendie disponibles et leurs limites
  • Les modalités d’évacuation ou de confinement selon le type de bâtiment (y compris erp igh le cas échéant)
  • Les interfaces avec les secours publics et les autorités

Le chef de service securite incendie doit aussi vérifier que les procédures écrites restent compréhensibles par les opérateurs de terrain. Une procédure parfaite sur le papier mais inutilisable en situation de stress ne sert à rien.

Former et entraîner les équipes à la gestion de crise

La meilleure organisation de crise ne vaut rien sans une formation régulière et ciblée. Le rôle du ssiap3 est de transformer la théorie en réflexes opérationnels. Cela passe par des exercices d’évacuation, des simulations d’incendie assistance et des mises en situation multi services.

Les formation ssiap initiales et le recyclage ssiap apportent un socle de connaissances competences sur la securite incendie, mais le site industriel doit compléter par des sessions internes adaptées à ses risques spécifiques. Le diplome ssiap ou le ssiap diplome ne suffisent pas ; il faut une montée en niveau continue, en particulier pour le diplome chef de service.

Pour les agents, la formation ssiap peut être eligible cpf, ce qui facilite l’accès à un ssiap diplome ou à une certification habilitation complémentaire. Le facility manager a intérêt à intégrer ces dispositifs dans son plan de développement des compétences, afin de sécuriser un ssiap niveau homogène au sein du service securite.

Maintenir les compétences par la certification et le recyclage

En gestion de crise, la perte de réflexes peut coûter très cher. Le ssiap3 doit donc veiller à la mise à jour des certification habilitation, au respect des échéances de recyclage ssiap et à l’organisation de chaque session de remise à niveau. Cette vigilance concerne autant les agents que le chef service lui même.

Les dispositifs eligible cpf permettent de financer une partie de ces parcours, que ce soit pour un diplome ssiap initial, un ssiap chef ou une assistance ssiap plus spécialisée. L’enjeu pour le facility manager est de garantir une compétence permanente, et pas seulement au moment des audits.

Dans certains sites, notamment classés ou comportant des bâtiments erp igh, le maintien d’un haut niveau de securite incendie passe aussi par des session d’exercices conjoints avec les secours externes. Le ssiap3 joue alors un rôle d’assistance niveau expert, en expliquant les spécificités des installations et les contraintes de production.

Assurer une assistance stratégique à la direction pendant la crise

En situation de crise, la direction du site a besoin d’une vision claire et fiable de la situation. Le ssiap3, en tant que chef service sécurité incendie, fournit cette assistance stratégique : état des systèmes, évolution probable du sinistre, impacts potentiels sur la production et sur les personnes.

Grâce à son diplome chef et à son expérience de terrain, il est en mesure de traduire les contraintes de la reglementation incendie en décisions opérationnelles compréhensibles pour la direction. Il devient un interlocuteur clé pour arbitrer entre continuité d’activité, protection des personnes et préservation des installations.

Cette posture renforce la légitimité du ssiap service au sein de l’organisation. Elle montre que la securite incendie n’est pas seulement une obligation réglementaire, mais un levier de maîtrise des risques et de résilience industrielle.

Valoriser la compétence ssiap3 auprès de la direction et des équipes

Donner de la visibilité stratégique au rôle du chef de service

Pour qu’un chef de service securite incendie ssiap3 soit pleinement efficace en environnement industriel, il doit être perçu comme un acteur stratégique, pas seulement comme un gestionnaire de rondes ou de consignes. C’est au facility manager de l’aider à franchir ce cap.

Concrètement, il est utile de positionner le ssiap chef dans les instances où se discutent les choix structurants :

  • revues de gestion des risques avec la direction et le HSE ;
  • comités de pilotage travaux et investissements (modification de process, nouveaux bâtiments, changement de type d’occupation, passage en configuration proche ERP ou IGH, etc.) ;
  • revues de performance des prestataires du service securite incendie et de maintenance.

À ce niveau, le chef service securite incendie apporte une assistance de niveau opérationnel et stratégique : il traduit les exigences de la reglementation incendie, du code du travail et des référentiels internes en impacts concrets sur la production, la logistique, les flux de personnes et de matières dangereuses.

Structurer et valoriser les connaissances et compétences SSIAP

La valeur du ssiap service repose sur un socle clair de connaissances competences. Pour la direction, ce socle doit être lisible, traçable et relié aux risques du site. Le facility manager peut formaliser un référentiel interne qui décrit :

  • le niveau de maitrise attendu pour chaque poste (agent, chef d’equipe, chef de service) ;
  • les compétences spécifiques au contexte industriel : gestion risques ATEX, stockages, utilités, coactivités, sous traitants ;
  • les exigences de certification habilitation (habilitations électriques, travail en hauteur, permis feu, etc.).

Ce référentiel permet de montrer que le diplome ssiap n’est pas une simple formalité, mais la base d’un parcours structuré. Le diplome chef de service ssiap3 devient alors un marqueur de professionnalisation, au même titre qu’un titre HSE ou qu’une certification qualité.

Mettre en avant la formation, le recyclage et l’éligibilité CPF

Pour renforcer la crédibilité du dispositif, il est utile de communiquer clairement sur la formation ssiap et sur la dynamique de maintien des compétences. La direction est souvent sensible à la notion de competence permanente et à la conformité documentaire.

Quelques leviers concrets :

  • présenter le parcours complet : formation initiale ssiap, ssiap diplome, recyclage ssiap, remise à niveau, formations complémentaires (exploitations de sites de type ERP IGH, risques spécifiques industriels) ;
  • mettre en avant que la formation ssiap et certains modules sont souvent eligible CPF, ce qui facilite la montée en compétences sans peser entièrement sur le budget de l’entreprise ;
  • intégrer au plan de développement des compétences un volet dédié « securite incendie assistance ssiap » avec des sessions planifiées et tracées.

En réunion de direction, le facility manager peut présenter un tableau de bord simple :

Fonction SSIAP niveau Dernière session de formation Prochain recyclage Habilitations clés
Chef de service securite incendie SSIAP 3 JJ/MM/AAAA JJ/MM/AAAA Certification habilitation interne + spécifiques site

Ce type de suivi renforce la confiance de la direction dans le niveau de maitrise du service securite.

Relier la securite incendie aux indicateurs de performance du site

Pour être entendu, le chef de service doit parler le langage de la performance industrielle. Il ne s’agit pas seulement de conformité, mais de gestion risques au sens large : continuité d’activité, protection des outils de production, image client, conformité assurance.

Le facility manager peut aider à construire des indicateurs qui relient directement le travail du ssiap chef aux enjeux du site :

  • taux de disponibilité des moyens de securite incendie (désenfumage, RIA, colonnes sèches, détection, alarme) ;
  • nombre d’écarts critiques relevés lors des rondes et temps moyen de traitement avec la maintenance ;
  • nombre d’exercices et de scenarios de crise réalisés par an, avec taux de participation des équipes de production ;
  • réduction des incidents liés aux coactivités grâce à l’assistance niveau ssiap lors des travaux.

En mettant ces données en regard des risques assurantiels et des exigences des assureurs (sources : recommandations des fédérations professionnelles de l’assurance et guides de prévention incendie publiés par les organismes de prévention sectoriels), la direction perçoit mieux le retour sur investissement du service securite.

Impliquer les équipes de production et les managers de proximité

La reconnaissance du chef de service passe aussi par la relation avec les équipes terrain. Dans un site industriel, la securite incendie ne peut pas reposer uniquement sur le ssiap service. Les opérateurs, chefs d’equipe de production et responsables d’atelier sont des relais essentiels.

Quelques actions simples pour renforcer cette coopération :

  • coanimer des causeries securite avec les managers de proximité, en intégrant les risques incendie aux briefings quotidiens ;
  • adapter les messages aux realites des postes : consignes claires, gestes clés, réactions attendues en cas de départ de feu ;
  • associer des référents d’atelier aux exercices d’evacuation et aux tests des moyens de secours ;
  • mettre en place un canal de remontée d’alertes (presque accidents, situations à risques) piloté par le chef de service.

Cette approche renforce l’image d’un service securite incendie en assistance aux équipes, et non en simple contrôle. Le chef de service devient un partenaire opérationnel, capable d’aider à sécuriser les cadences et les changements de série sans freiner la production.

Documenter et communiquer les résultats de la fonction SSIAP3

Enfin, pour valoriser durablement la competence ssiap, il est indispensable de documenter et de partager les résultats. Les sources reconnues en matière de securite incendie industrielle (guides INRS, recommandations des organismes de normalisation et retours d’expérience d’assureurs) insistent sur l’importance du retour d’expérience et du suivi des actions correctives.

Le facility manager peut structurer avec le chef de service un reporting périodique incluant :

  • les audits internes et externes de securite incendie, avec plan d’actions suivi ;
  • les exercices de gestion de crise et les enseignements tirés ;
  • les évolutions de la reglementation incendie impactant le site (ERP IGH, stockage, procédés) et les mesures prises ;
  • les formations, recyclages et habilitations réalisés, notamment ceux financés via des dispositifs type eligible CPF ;
  • les améliorations concrètes : réduction des anomalies, meilleure coordination avec la maintenance et le HSE, optimisation des procédures d’evacuation.

Présenté régulièrement en comité de direction, ce reporting donne une visibilité claire sur la valeur ajoutée du diplome chef de service ssiap3 et de l’ensemble du dispositif. Il renforce la légitimité du chef de service et facilite l’obtention des moyens nécessaires pour continuer à faire progresser la securite incendie sur le site industriel.

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